jeudi 28 janvier 2010

Les vieilles pierres de Beyrouth en danger

Pour une sauvegarde du patrimoine

Par Hassan Abbas


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Au Liban, il n’y a pas de loi sur la conservation des anciens bâtiments. L’héritage de Beyrouth se perd peu à peu, à cause de la destruction des anciens bâtiments. Ce sont des lieux qui portent des traditions et des habitudes qui se détruisent. Le problème n’est pas de perdre des pierres : C’est de perdre la mémoire de la capitale du Liban.
Maintenant, le parlement libanais étudie une loi qui protège les bâtiments et les emplacements qui font partie de la patrimoine. Mais les spécialistes ne pensent pas qu’elle sera adoptée par l’assemblée générale. Dans tous les cas, ce projet de loi ne prévoit pas tous les problèmes qu’il faut résoudre, explique Mona Hallak, la présidente de l'association pour la protection des sites et anciennes demeures (APSAD). Mais c'est une première étape.

Ralf Eid, membre de la municipalité de Beyrouth:




Apres le projet du « solidere »

Les libanais n’ont pas une longue expérience avec le concept de l’importance de sauvegarder les aspects du patrimoine commun. C’est la guerre civile qui a relancé cette problématique. Les libanais se sont trouvés face à plusieurs anciens bâtiments détruits par les bombardements.

L’entreprise « solidere » a reconstruit le centre de Beyrouth en choisissant un style architectural antique. Mais elle a détruit la vie de cette zone. Les « souks » les plus populaires de la ville sont transformés en magasins pour les riches. « Aïshti » et ses voisins n’ont aucune relation avec les anciens « souks » destinés à toute la population beyrouthine.

Ce projet est critiqué fortement. On a accusé le gouvernement libanais de détruire la mémoire commune. Le problème de sauvegarder les anciens aspects de la capitale libanaise est devenu un débat public.

En 1995, le ministre de la culture Michel Ede s’est aperçu de la nécessité de faire quelque chose pour sauver le reste des bâtiments qui font partie de la patrimoine de Beyrouth. Il a demandé à un équipe d’ingénieurs de qualifier les anciens bâtiments situées autour du centre ville. Il ont qualifié comme faisant partie du patrimoine 1016 bâtiments. Le ministre a pris une décision qui interdit de changer l’aspect de ces bâtiments. Cette décision a aboutit au contraire de son but. Elle a accéléré la démolition de ces bâtiments, car les propriétaires ont eu peur de perdre leurs propriétés. Ca c’est passé avec un soutien politique.

Etudes contradictoires

En 1997, la direction générale de l’organisation urbaine a mené, sous demande du gouvernement une étude très sérieuse. La perspective de cette étude a fait prendre conscience qu’il faut sauvegarder des quartiers anciens avec ses habitants, ses professions, ses petits magasins, pour ne pas arriver à des simples musées dispersées

Cette étude a identifié quatre zones ayant du cachet : Gimmayzeh-Achrafieh-Soursok, Bechoura, Qantari, Ein El Mraysi. Elle a demandée d’obliger les propriétaires de 520 bâtiments de ne pas changer leurs aspects.

En 1998, le gouvernement a chargé le conseil du développement et de la reconstruction de faire une nouvelle étude. Il ya eu une complaisance entre les politiciens et les propriétaires. Le résultat a été de diminuer le nombre des bâtiments qualifiés comme une partie de la patrimoine beyrouthine à 209.

En 2007 le gouvernement libanais a proposé au parlement un projet de loi qui sert a sauver les anciens bâtiments au. Il n’est pas traité par l’assemblée générale jusqu'à présent.

"C’est difficile de faire passer cette loi", dit Khaled Rifaï, le responsable des bâtiments faisant partie du patrimoine libanaise et des sites archéologiques au Liban. « les députés prennent position en faveur des propriétaires et les propriétaires vont abattre les anciens bâtiments ».




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