Affichage des articles dont le libellé est societé. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est societé. Afficher tous les articles

vendredi 29 janvier 2010

Le secteur illégal attire les jeunes diplômés


Par Nadine Chalak

Au Liban, le service de l’internet ADSL ne peut pas couvrir tout le territoire. Ces "trous de réseau" sont parfois pris d'assaut par des entreprises hors de la légalité. Une aubaine pour les jeunes diplômés qui optent pour le travail libre. Ils espèrent pourtant une légalisation de leur situation alors que l’Etat les menace de poursuites.

Gérer librement

"Argent facile, temps libre, pas de boss au dessus de moi…", des raisons faciles à comprendre qui ont poussé Gérard 29 ans à créer sa propre petite entreprise au Liban.

Possesseur d’une Green Card américaine et diplômé en électrique de l’université de Dallas aux Etats-Unis, il a préféré entamer un travail considéré illégal au Liban, plutôt que de continuer dans son ancien boulot comme directeur de 29 magasins de T-Mobile Dallas.

«Si le gouvernement arrête "l'internet (Wireless) illégal", on cherchera d’autres domaines qui seront peut être illégaux aussi, mais produiront plus d’argent que le secteur public et privé où on ne sent pas le mérite ».

Entre le choix de rester ou de partir

De nombreux étudiants libanais sont diplômés chaque année. Une grande partie préfère travailler et continuer la vie à l’étranger.

L’autre, est celle qui reste au Liban et qui se divise en deux :
  • l'une qui se soumet au destin, travaille dans des entreprises privées et publiques. Le résultat : manque de mérite et de respect.
  • L'Illégalité est le choix de l’autre. Celle-ci préfère résister face à son destin pour pouvoir assurer son avenir. Les petites entreprises illégales forment une des bonnes solutions pour elle.

«J’appartiens à cette catégorie. Au Liban c’est le meilleur choix pour les jeunes qui préfèrent vivre à côté de leurs familles et amis que de partir à l’étranger» réplique Gérard avec fierté. Il sent bien que son avenir est assuré, même avec une grande probabilité que sa petite entreprise s'arrête.

Celle-ci est de nouveau menacée par la décision du gouvernement d’arrêter le service de l’internet clandestin pour des raisons différentes.

«Des fois ils disent que les stations de diffusion internet (Wireless) affectent celles des diffusions des ondes de téléphones portables. L’autre raison est le manque du permis. Mais avoir un permis est beaucoup plus difficile dans un pays où le népotisme règne tous les niveaux ».

Témoignage vivant d'un jeune diplômé. Son but: construire un bon futur



Au Beirut Mall, la mode femme rassemble les communautés


Par Nadine Baydoun


Le Beirut Mall se situe au carrefour du quartier musulman "Shiah" et chrétien "Ain El Romani". Un emplacement stratégique qui lui vaut, fait rare, la faveur des femmes de différentes communautés.


Sur le premier étage du Beirut Mall, le long des boutiques de vêtements féminins, les clientes potentielles se suivent et ne se ressemblent pas. Madame et Mademoiselle, musulmane et chrétienne cherchent leurs vêtements dans le même magasin.

De la tenue la plus discrète et la plus connotée religieusement au vêtements le plus aguicheur. Les clientes se baladent dans les magasins, regardent les vitrines, essayent des vêtements et satisfont leur soif à la mode. "Tout le monde visite notre magasin. Nos clientes viennent de « Shiah », de « Ain El Romani », et d’autres", déclare Fatima, vendeuse a l’un des magasins. "Tu peux vraiment voir toutes les facettes de la société libanaise ici. C’est un paysage très diversifié."

"Les femmes voilées achètent les mêmes gilets, robes et chemisettes que les femmes non voilées", ajoute-elle. "Tout le monde suit la mode et attend les dernières tendances. Je pense qu’elles les portent différemment: c’est la manière de les arranger avec l’écharpe et les autres accessoires qu’on porte qui diffère" souligne-t-elle.

"Souvent, les femmes musulmanes les plus engagées religieusement, qui portent le Tchador, choisissent les mêmes tops décolletés et les jupes courtes que les femmes chrétiennes", souligne-t-elle, "elles les portent dans les réunions entre amies", raconte Fatima. "A l’extérieur elles sont si différentes, mais chez nous, c’est la mode qui les rassemble ".