Néanmoins, dans les établissements gérés par la communauté arménienne, les élèves apprennent la littérature, ainsi que l’histoire et la géographie d’Arménie en arménien. Il faut noter aussi, qu’un lycée franco–libanais introduit encore l’allemand.
Se pose aussi la question des enfants des émigrés, qui retournent au Liban et qui ne connaissent pas l’arabe. Malgré cela, les écoles offrent les programmes adaptés, comme témoigne Chloé, une élève d’AIS, et un vaste choix du baccalauréat : libanais, français et international.
Astrid Fischer est Suisse. Dans son pays, quatre langues sont officielles. Pourtant, l’éducation n’est pas multilingue. Suivants les cantons, il y a seulement une langue principale. Elle estime que « les Libanais sont de vrais polyglottes. Le bagage linguistique, c’est une force pour l’avenir"
Un apprentissage complexe
Depuis plusieurs années certaines écoles libanaises, comme AIS, introduisent
l’anglais, comme la deuxième langue déjà en petites classes.
« Les enfants acquièrent le bon accent et la prononciation. Ça leur permet plus tard, de parler couramment»,
explique Micheline Kreidy, la responsable du cycle secondaire à AIS. Mais, elle ajoute, que ce n’est pas le même cas avec le français. Car les élèves du système anglais ont beaucoup de difficultés à apprendre la langue du Molière parfaitement.
Dans le cas des enfants, qui ont déjà des problèmes de
dyslexie, l’éducation en plusieurs langues peut aggraver les difficultés existantes, explique Alexandra Chalitta, psychologue.
Tous les interlocuteurs admettent que le système multilingue est une richesse inestimable. Cependant, ce système entraine un programme très chargé. Au point que les enfants ont très
peu de temps pour développer leurs capacités musicales ou sportives. De plus, les enfants qui parlent en français ou anglais seulement à l’école ont des difficultés avec la compréhension de sujet scientifique,
selon les études.
Enfin, l’éducation multilingue cause aussi des problèmes avec l’identité culturelle, particulièrement importante dans un pays comme le Liban. Les jeunes Libanais, sans doute,
parlent les langues correctement. Néanmoins, les étrangers observent qu’il leur manque des notions culturelles et littéraires des langues apprises.
« Vu les problèmes existants, il faut bien étudier les programmes pour rendre le système vraiment effectif », conclut la psychologue . (écoutez l'entretien)